[:fr]Portez-vous attention quand votre vie a un but et un sens?[:]

[:fr]On me demande souvent : comment je fais pour savoir? On cherche tous des réponses sur le but de la vie, de sa vie. On en cherche aussi sur sa mission professionnelle, la famille, les relations de couple et d’amis, les biens, la santé, etc. Même si les réponses sont là, on ne les voit pas. On a souvent un biais naturel qui sert à se protéger de souffrances potentielles et on porte alors notre attention sur ce qui va ou pourrait mal aller. Ou encore sans direction claire dans la vie et selon notre conditionnement, on est à la recherche de petits plaisirs qui sont en réalité vides de sens. On se retrouve souvent dans cette polarité à focaliser sur ces deux extrêmes: les peurs qui n’arriveront pas et les petits plaisirs qui devraient nous rendre heureux mais ne le font pas. Tout ça se passe dans la tête, en dualité loin de la réalité.

Pourtant, on a tous des moments de paix et de bien-être où le temps semble s’arrêter, où la vie semble avoir un but et un sens. Comme dans ces situations, on a transcendé la dualité de notre esprit rationnel pour être en union et faire un avec la vie. On ne porte plus attention à ce qui nous entoure et on fait juste être.

On ne peut pas trouver les réponses à ces questions existentielles avec notre esprit rationnel, mais on peut être les réponses. Une des solutions pour les trouver est de tenir un journal quotidien, dans lequel on remarque et note les moments de la journée qui nous ont fait sentir que la vie avait un but et un sens. De remarquer ce qu’on faisait et à quoi on pensait, qu’est-ce qu’on a accepté et réussi à laisser aller, quelles étaient nos émotions, notre intention et nos actions, nous permettra de trouver tout ce que l’on cherche.[:]

[:fr]Regarde ce qu’ils disent et non ce qu’ils font[:]

[:fr]C’est ce qu’on se répétait dans les années 90 quand je travaillais chez Morgan Stanley en parlant des banques centrales et de leurs politiques monétaires. À l’époque, leurs décisions monétaires n’étaient pas aussi systématisées qu’elles ne le sont aujourd’hui. Il y avait toute sorte de discours des représentants de la Réserve Fédérale qui envoyaient des messages contradictoires. Pour appuyer nos décisions d’investissements on devait vraiment se baser sur leurs actions et opérations « d’open market ».

C’est un peu la même chose pour nous. On est plusieurs à dire une chose et à faire son contraire. Dans le cas de la Réserve Fédérale, on peut comprendre pourquoi. C’est un comité avec des représentants des deux visions.

Alors pourquoi parlons-nous parfois des deux côtés de notre bouche? Est-ce pour faire partie du groupe? Pour se sécuriser? Pour recevoir de l’amour ou de la reconnaissance? Par peur de ne pas être aimé? Blessures du passé? Peu importe, si on le fait on n’est pas en union. Je pense que les vraies valeurs des gens passent par leurs actions et non leurs paroles. Cependant, lorsque les gestes diffèrent de ce qui est dit, ça témoigne selon moi d’un conflit interne. Dire l’opposé de ce que l’on pense vraiment et de ce que l’on fait, n’est-il pas une forme de trahison? Quel est le message?

Je pense qu’il est essentiel pour nous tous de prendre du recul pour remarquer si nous avons des conflits internes, s’il y a une incohérence entre ce que nous pensons, disons et faisons pour s’assurer d’être en harmonie avec notre essence. Comme Gandhi l’a dit: « ma vie c’est mon message ».[:]

[:fr]Chercher à avoir raison est la version pauvre de l’estime de soi[:]

[:fr]La virulence des commentaires sur les réseaux sociaux en lien avec différents sujets polarisants me surprend toujours. En effet, je suis surpris par autant de méchanceté, malveillance, absence d’écoute et d’empathie pour les autres.

C’est certainement vrai pour ce qui entoure la Covid et les différentes mesures sanitaires. Je remarque qu’il y a très peu d’ouverture de la part de ceux qui sont ancrés dans leur vision. Je remarque aussi beaucoup d’émotions négatives qui sont souvent déployées avec virulence pour défaire, démolir, détruire l’autre et son opinion. Journalistes et politiciens se sont d’ailleurs exprimés sur ce sujet.

Pourquoi ce besoin de chercher à avoir raison au point de vouloir anéantir l’autre? Je pense que c’est dû à la faiblesse de l’estime de soi et des croyances de la personne qui attaque. Cette personne se sécurise dans ses croyances et si quelqu’un pense différemment et si l’autre a peut-être même raison, alors ça met en danger ce sur quoi elle se basait pour se sécuriser. Comme son estime de soi est faible, elle se sent menacée et son instinct de survie cherchera à défendre à tout prix son opinion. C’est un peu comme le chien qui jappe lorsqu’il a peur. Vouloir avoir raison à tout prix témoigne d’une profonde insécurité envers soi-même et ses croyances.

On retrouve malheureusement ce comportement chez certains leaders qui ont le sentiment d’imposteur et l’impression de ne pas être adéquat. Pourtant, rien n’est plus dommageable pour une entreprise qu’un leader qui a besoin de contrôler pour se sécuriser. Pour des raisons que j’ai expliquées dans mon 2e livre, quand je travaillais en finance, j’avais peur et j’ai aussi cherché à avoir raison.

Aujourd’hui, avec du recul et une bonne dose d’amour propre, j’ai des croyances et des opinions, mais j’aime écouter les arguments des autres. J’ai aucune envie d’avoir raison. Au contraire, je sais des choses mais il y en a bien plus que je ne sais pas. Je veux écouter pour apprendre, grandir, devenir une meilleure personne et faire les meilleurs choix possibles pour moi, ma famille et la société.[:]

[:fr]Il est peu probable d’être en paix avec soi-même si on ne l’est pas avec les autres[:]

[:fr]Tout comme, vous j’ai côtoyé dans ma vie des personnes qui ne se comportaient pas selon mes attentes. Elles n’avaient peut-être pas les mêmes valeurs, objectifs, façons de faire, etc. que moi. Pour certains d’entre nous cette personne peut être : un ex, un parent, un membre de la famille, un patron difficile, quelqu’un qui nous ont nui professionnellement, un voisin et bien d’autres. Ce sont des personnes avec lesquelles nous ne sommes pas en paix, que l’on n’aime pas voire même que l’on déteste. Ils nous arrivent peut-être même de partager nos émotions négatives envers elles avec d’autres pour trouver du réconfort dans cet inconfort.

Pour avoir ces émotions négatives envers les autres, il faut d’abord les avoir en soi. Qu’est-ce que ça change d’haïr une autre personne? Rien pour l’autre et on ne changera rien à ce qui est déjà arrivé. Ce faisant, on entretien le feu des émotions négatives en nous et on se vide de ressources essentielles. Il est donc très peu probable d’être en paix avec soi-même.

Jusqu’à tout récemment, j’avais encore une petite liste de personnes avec qui je n’étais pas en paix. Probablement comme vous, j’avais plusieurs raisons et toutes les justifications possibles pour ne pas les aimer et ne pas pardonner leur comportement différent de mes attentes.

J’ai pris la décision de m’offrir la paix et de leur pardonner. J’ai depuis longtemps, dans mon rituel quotidien, une pratique d’amour inconditionnel. Pour remplir mon cœur, je visualise que je reçois et donne de l’amour à des gens que j’aime et c’est assez facile. Pour aller plus loin, j’ai maintenant décidé d’inclure les personnes qui étaient sur ma petite liste et ça me fait le plus grand bien.[:]

[:fr]Je suis l’homme le plus chanceux au monde[:]

[:fr]C’est assez audacieux comme énoncé. Qu’est-ce qui me permet de l’affirmer? Qui est le juge pour mesurer la validité de cet énoncé? Qu’est-ce qu’on mesure au juste? Je suis capable de le dire et le ressentir profondément malgré que : j’ai eu le cancer, ma première femme m’a quitté pour un ami, j’ai perdu un emploi de rêve à Wall Street, deux fois j’ai perdu des millions de $ pour me retrouver sur le bord de la faillite, j’ai vu mes anciens studios de yoga au bord du gouffre financier au début de la pandémie.

C’est certain que je pourrais énumérer une longue liste de raisons qui font en sorte que je pense vraiment que je suis l’homme le plus chanceux au monde. Mais en basant cet énoncé sur des raisons, je me mets sous la loi des accidents, ce qui veut dire que si quelque chose de négatif arrivait à ce qui fait ma chance, je perdrais mon titre.

C’est un peu comme quand on était tout jeune, au primaire et qu’on se disait « celui qui le dit celui qui l’est ». Il y a un pouvoir immense dans les mots, nos pensées et nos émotions. Je suis l’homme le plus chanceux au monde seulement parce que je le dis, ce qui me permet de vibrer à un plus haut niveau d’énergie, d’émotion et de manifester la qualité de vie que je veux vraiment peu importe les différents défis que je rencontre.[:]

[:fr]« Les enfants n’ont jamais été très bons à écouter leurs parents mais ils n’ont jamais manqué de les imiter » James Baldwin[:]

[:fr]En tant que père de 6 enfants et très bientôt 7, je suis pas mal convaincu que cette citation est vraie. Quand je regarde mes 4 grandes, leurs valeurs, leur conjoint, leur discipline, leur côté sportif et épicurien, ce qu’elles font de leur vie, je me dis que les pommes ne sont pas tombées loin de l’arbre. Il y a environ 20 ans quand je me suis retrouvé monoparental une semaine sur deux de 4 jeunes filles de 11 ans et moins, j’ai décidé de perdre les batailles du ménage et autres mais de gagner la guerre de la vie. J’ai mis l’accent sur les valeurs, la qualité de vie, la famille, le bonheur, probablement guidé par Le Prophète de Kahlil Gibran. Quand je regarde mes deux plus jeunes c’est la même chose. Ils m’écoutent très peu mais vont vouloir imiter tout ce que je fais.

Probablement riche d’avoir lu le passage du Prophète sur les enfants, j’ai compris que les miens m’étaient prêtés et que mon rôle est d’être l’archer pour les guider dans la bonne direction. Je dirais que le rôle d’archer en tant que père de mes enfants est celui qui me colle vraiment à la peau.

D’un point de vue professionnel ou personnel, ils nous arrivent tous à un moment de sentir un inconfort, qu’on ne respecte peut-être pas nos valeurs et qu’on ne se fait pas respecter. Comme on comble d’autres besoins, on ne porte pas assez attention à cet inconfort. On a aussi de la difficulté à déterminer le bien du mal, ce qui est acceptable ou non, si on se fait souffrance ou non. Dans ces situations, pour moi le test des valeurs sachant que mes enfants pourraient m’imiter est de me demander si je serais fier qu’ils me voient dans cette situation. Si je serais fier qu’ils m’imitent, la réponse est toujours claire comme de l’eau de roche.[:]

[:fr]« Je voulais réussir dans ma vie et j’ai tout réussi sauf ma vie » Joe Dassin[:]

[:fr]Je me suis longtemps identifié à ces paroles et je remarque dans ma pratique de coaching que je ne suis pas le seul. Plusieurs clients me disent lors de la première rencontre qu’ils ont la carrière, le succès, le conjoint, les enfants l’argent, les maisons, les voitures mais qu’ils ne sont toujours pas heureux. Ils n’ont pas le sens d’accomplissement et de réalisation de soi.

Quand on construit une maison, on suit un plan. Pour sa retraite, on a une stratégie d’investissements. En voiture, le GPS nous indique le chemin. Mais pour notre vie, on suit souvent un certain modèle sans trop savoir la direction et le pourquoi de cette direction. C’est comme dans les paroles de Joe Dassin: « je suis presque bien, ma vie continue, je vais comme elle vient ». On se retrouve à la dérive et souvent vidé, malgré notre succès qui devrait nous nourrir.

Je vais utiliser l’exemple du GPS pour notre vie. Pour vous donner une direction, il a besoin de ; 1- Votre position actuelle précise 2- Votre destination précise 3- Votre moyen de transport. Avant de vouloir aller à quelque part, il est essentiel de savoir où vous êtes précisément. Il est donc impératif de faire l’inventaire de vos acquis, connaissances, compétences, expériences, attributs positifs, et autres. Il faut ensuite choisir un ou des objectifs précis tant au niveau professionnel, personnel, financier, amoureux, familial, santé, émotionnel, spirituel, loisir, équilibre et autres. Enfin, comme le GPS, on n’a qu’à choisir la façon de se rendre du point A au point B.

Il y a une chose que le GPS ne demande pas et c’est le pourquoi derrière chacun des objectifs. Si on veut être capable de tout donner pour les atteindre, il faut bien saisir l’intention, ce qui se joue, ce que ça veut dire pour nous et ce qu’on risque de perdre si on ne les atteint pas.[:]

[:fr]Le vrai pouvoir est dans l’absence de vouloir tout contrôler[:]

[:fr]À notre insu, on se retrouve souvent sous l’emprise de notre mode par défaut, de notre instinct de survie. On se retrouve à vivre dans la polarité, entre la survie et la mort. Pour éviter le deuxième résultat, on cherchera les menaces potentielles et les solutions à ces dernières. Chercher à contrôler les conditions de sa vie est épuisant et sans fin. Vous les connaissez ceux qui ont peur et qui ont ce besoin de tout contrôler chez eux et pour les autres. En plus de la pression négative qu’ils s’infligent sur eux-mêmes et les autres, ils ne tirent pas le meilleur de personne malgré un certain succès. C’est aussi une façon d’être qui ne procure aucun bien-être et rapproche tout le monde d’un épuisement professionnel. Le paradoxe est que plus on cherche à contrôler les circonstances de notre vie, plus on se sent insécure et plus le besoin de contrôler est accentué.

Pour accéder au vrai pouvoir, ça prend une prise de conscience qui nous permet de faire une suite de choix. Il faut choisir d’accepter ce sur quoi nous n’avons aucun contrôle. Ce qui ne veut pas dire être d’accord ou aimer la situation, mais seulement ne pas se battre contre quelque qu’on ne peut pas changer. C’est aussi accepter les autres tels qu’ils sont, les laisser être qui ils sont pour faire ce qu’ils font de mieux. On choisit ensuite de se libérer du besoin du regard des autres. La vraie liberté passe par être cohérent avec son cœur et ses valeurs, peu importe si on existe dans le regard des autres. Si on agit en cohérence, en pleine conscience et avec bienveillance dans l’intention de servir, il est facile de choisir d’avoir confiance aux résultats de nos actions. On choisit de voir que tout n’est pas une question de vie ou de mort. C’est dans ce laisser-aller qui se dégage un bien-être, une paix d’esprit et le vrai pouvoir.[:]

[:fr]« La vie est souffrance » Bouddha[:]

[:fr]La vie est souffrance pour plusieurs d’entre nous parce qu’on se fait avoir par notre conditionnement social et familial. On s’est fait dire que pour être heureux dans la vie, ça nous prend : une certaine forme de corps, un statut social, des biens matériels, etc.

On s’identifie et on s’attache à ce « matériel » qui est externe à nous. Puisqu’on a que très peu de contrôle sur les conditions de notre vie, on se retrouve sous ce que j’appelle la loi des accidents. C’est là que nous devenons une victime des circonstances. Cette situation dans laquelle on peut se retrouver est déstabilisante. Quand on perd ce que l’on pensait être le bonheur, il y a une douleur et si on choisit d’être une victime, on vivra de la souffrance.

Il arrive un moment où on est tanné de souffrir et on se rend compte qu’on est endormi dans notre vie. On a un éveil et on comprend qu’on n’est pas nos possessions, que l’on existe au-delà de la forme et des définitions parce que n’importe quelles définitions est en fait une diminution de qui on est vraiment.

C’est à ce moment que l’on peut choisir de remercier notre conditionnement. Ce dernier nous a servi mais le temps est venu de réclamer sa vraie identité et son essence. C’est aussi à ce moment qu’un changement s’opère dans notre façon de vivre. Au lieu de vouloir prendre on cherche à servir. Au lieu d’être à la recherche de petits plaisirs on est à la recherche de résistance par rapport à notre attachement à un modèle parce que de l’autre côté de cette résistance se trouve une vie douce et sans souffrance.[:]

[:fr]Pourquoi avez-vous peur d’être ambitieux dans vos objectifs?[:]

[:fr]Il est essentiel d’avoir des objectifs dans la vie. Notre corps produit de la dopamine dans la poursuite de l’objectif, ce qui est un processus plus important que l’atteinte du but lui-même. Comme je le répète souvent, il est peu probable d’atteindre un objectif qui n’est pas clairement défini.

Mais pourquoi donc plusieurs d’entre nous avons de la difficulté à être ambitieux dans nos objectifs? Il semble souvent plus sécuritaire de se dire qu’on est né pour un petit pain. Il y a un pouvoir immense de se répéter ce genre de phrase, on y déploie de l’énergie et on manifestera un petit pain. Est-ce la pensée Judéo-Chrétienne qui nous dit que nous devons souffrir pour mériter notre ciel? Ou encore la peur d’être jugé si nous avons du succès voire de l’argent? Bien que ça fait sûrement partie des raisons, je pense qu’il y a d’autres éléments.

Pour se sécuriser on a tendance à rester dans ce qui est connu et familier. Comme on est programmé pour survivre tout ce qui est nouveau ou différent est une menace potentielle tout autant qu’un prédateur pouvait l’être il y a des milliers d’années. Le problème est qu’on ne connaît pas tout et qu’il y a un monde de possibilité et de croissance dans l’inconnu. Ce qui fait que les buts restent humbles et en terrain connu.

Je pense que la raison principale qui explique notre manque d’ambition est que de clarifier précisément un objectif ambitieux vient aussi d’établir nos propres critères d’échec. La peur de l’échec pour plusieurs d’entre nous, la peur de perdre la face, la peur de ne pas être parfait est souvent la plus grande peur de toutes. C’est ce manque de perspective qui est la source du manque d’ambition claire. Pour moi la question est simple, de quoi avez-vous le plus peur? Passer une vie sans vous accomplir ou de faire face à des défis sur la route d’objectifs ambitieux à la mesure de votre talent?[:]