[:fr]Résilients face à la crise[:]

[:fr]Nous allons tous avoir besoin d’être résilients pour nous rendre jusqu’au 4 mai et faire face aux nombreux défis qui viendront après. Qu’est-ce que ça veut dire la résilience? Selon moi, c’est notre capacité à rebondir dans la vie face à l’adversité. C’est notre capacité d’avoir la foi et de croire que « ça va bien aller ». Selon les études, certains peuvent avoir une prédisposition innée à la résilience en raison de leur production élevée de dopamine et de sérotonine en bas âge. Pour d’autres, la capacité d’être résilient dépend du conditionnement familial. Ceux qui ont été élevés dans l’amour et qui ont vécu dans un climat familial sécurisant, encourageant et soutenant seront portés à être résilients.

Mon expérience me laisse penser qu’on peut acquérir la résilience, mais nous devons l’acquérir de façon à ce qu’elle nous habite, à ce que nous ne formions qu’un avec elle, comme si nous avions foi en elle. Avoir foi en l’idée que « ça va bien aller », ce n’est pas uniquement une question de religion! Si je parle de foi, c’est que cela va au-delà des croyances. La foi, c’est rarement rationnel. On croit en quelque chose et on fonce! Et c’est de cette foi, qui ne juge pas et qui n’a pas peur, que devraient être nourris nos choix et nos actions. La foi, c’est une confiance spirituelle. Il est bien connu que la foi religieuse s’accompagne de rituels, de célé­brations, de prières. C’est à partir de ce processus que cette foi sera bien ancrée dans notre conscience.

La vie étant ce qu’elle est, il est possible que notre foi, comme la flamme d’une chandelle, vacille. Elle pourrait même s’éteindre. Perdre la foi et laisser son esprit rationnel et ses peurs prendre le dessus, c’est arrêter de croire que « ça va bien aller », se mettre à penser qu’on n’arrivera pas à surmonter la situation. Il y a un danger à penser que nous ne passerons pas à travers, car nous avons souvent la capacité de manifester nos pensées. Afin de nous assurer que notre foi demeure toujours bien vivante, il faut la nourrir, lui donner sa place. Et c’est à travers les rituels, entre autres, qu’on y parvient.

Le 4 mai, c’est comme une destination, un endroit où on veut aller. Et pour s’y rendre, on a besoin d’une carte, qui est notre intention dirigée vers le fait que « ça va bien aller », mais aussi d’une boussole, le rituel. Le rituel permettra de garder le cap, de s’assurer qu’on va toujours dans la bonne direction.

Pour ne pas douter, juger, nous critiquer, nous priver des forces qui nous guident vers notre intention ultime et perdre notre pouvoir, nous devons avoir un rituel au quotidien. Ce moment avec soi solidifie nos pensées et nos nouvelles croyances et renforce notre foi dans l’achèvement de cette mission. Il est donc essentiel de nous répéter notre intention, d’avoir une destination et de faire des gestes concrets et simples en fonction de celle-ci, d’être dans l’action, résilient, avec une confiance absolue. À force de le répéter, ça devient ancré en nous. Les athlètes et plusieurs autres professionnels ont eux aussi toutes sortes de rituels pour ne pas douter.

J’ai eu à faire face à des défis de taille à plusieurs reprises et je pense avoir démontré ma capacité à être résilient. Je vous propose mon propre rituel qui comprend cinq composantes. Vous pou­vez vous en inspirer en choisissant une des composantes ou plusieurs afin de garder bien vivante votre résilience.

1. Bien m’occuper de mon corps

Notre corps est le véhicule grâce auquel nous pouvons rem­plir notre mission. De plus, il envoie des messages à notre esprit, et l’inverse est aussi vrai. S’occuper de son corps est une forme d’amour-propre dont nous avons tous grandement besoin. Il est donc impératif pour moi de l’activer. Comment pou­vez-vous penser avoir un esprit résilient, frais, vif, curieux, dénué de jugement et qui se laisse surprendre par la vie si votre corps est endormi ou moribond? Je m’occupe donc de mon corps de plusieurs façons.

  1. Posture : Observez bien une personne triste et mal dans sa peau. Elle est probablement voûtée, regarde le sol, prend un air découragé, tripote ses doigts ou a des tics de ce genre. Visua­lisez quelqu’un qui est résilient et qui se réalise même dans cette crise, et vous verrez certainement une personne qui se tient bien droite avec fierté, légèreté et souplesse. Nous envoyons un message à notre cerveau selon la posture que nous adoptons.
  2. Activités physiques: La pratique du yoga fait partie de mon quoti­dien, que ce soit pendant 5 ou 90 minutes, peu importe. Si vous n’aimez pas le yoga, vous pouvez courir, marcher, soulever des poids, faire du vélo ou de la mise en forme. Il y a une multitude d’activités en ligne.
  3. Respiration: Il existe plusieurs techniques de respiration, telles que le pranayama ou la cohérence cardiaque, pour calmer son esprit et ne pas se vider de sérotonine.
  4. Alimentation : Je ne suis pas un de ces gou­rous catégoriques qui palabrent sur la valeur des aliments, pas plus qu’un diététicien aux régimes prétendument mira­culeux. Ce que je consomme est bon pour moi et je vous invite à trouver consciemment ce qui fonctionne pour vous. Personnelle­ment, je commence mes jours de semaine avec un jus vert, qui comprend une dizaine de fruits et légumes. Ce jus fait partie de mes deux premiers repas du lundi au vendredi. Pour le souper, je prends un repas normal avec une bonne salade verte en guise de dessert. Je mange de tout avec modé­ration. Comme la variété est aussi une priorité pour moi, le samedi et le dimanche, je me permets de dévier un peu.
  5. Sommeil : Si je veux permettre à mon corps de récupérer et à mes cellules de se reproduire, je dois évidemment dormir. Le sommeil est essentiel pour garder son esprit vivant, disci­pliné et résilient. Je m’assure de manger tôt et légèrement. Je ne regarde jamais d’écran au lit et je tente de régler mes problèmes avant d’aller me coucher. Si des choses me préoccupent, je prends des notes pour les régler le lendemain. Des pro­blèmes potentiels sont toujours prêts à surgir pour troubler notre sommeil.

2. Bien m’occuper de mon cœur d’amour

Pour pouvoir être résilient, croire que « ça va bien aller » et ne pas se vider de ses forces, mais rester en abondance, il est essentiel d’être près de son cœur et des émotions qui s’y rattachent. Je fais le choix de vivre dans la gratitude de ce que j’ai. La vie est une illusion. C’est certain que je pourrais décider de vivre dans mes peurs, dans ce qui pourrait aller mal et dans ce qui me manque, dans ce qui n’est pas dans mon modèle, mais je choisis au quotidien d’apprécier la richesse de ce que la vie me donne même en ces moments difficiles. Je choisis aussi de me rappeler que je mérite d’être aimé pour qui je suis, même si je perds tout dans cette crise.

Je m’installe debout, les pieds légèrement écartés, les deux mains sur mon cœur, et je décide de voir combien je suis riche. Je me sécurise ainsi et décide de visualiser tout l’amour que j’ai à donner à tous ceux qui sont dans ma vie de près ou de loin. Vivre dans la gratitude et avec la conviction que nous méritons d’être aimés est assurément un des plus beaux cadeaux que l’on puisse se faire au quotidien.

3. Bien m’occuper de mon esprit

Plusieurs études démontrent que nous avons la capacité de changer la structure de notre cerveau avec une pratique de pleine conscience. Ce changement est utile notamment pour l’introspection, c’est-à-dire pour nous voir au-delà des rôles et de l’illusion afin de nous reconnecter avec la réalité. L’augmentation de la matière grise favorise aussi certaines émotions, comme la compassion, la grati­tude, l’empathie et la bienveillance, et ce, même quand les conditions sont difficiles comme elles le sont en ce moment. Lorsque nous éprouvons des émotions près du cœur, nous sécrétons de la sérotonine, qui est un antidépresseur naturel essentiel à la résilience. C’est ce qui nous permet de voir notre vie dans sa totalité, sans la juger, avec curiosité et souplesse.

  1. Pratique de pleine conscience : Comme il est important de cultiver des émotions près de notre cœur, une pratique de pleine conscience est l’outil parfait pour trouver la résilience et sortir de mon esprit qui a peur, qui juge, qui doute, qui compare, qui culpabilise, pour me retrouver plutôt dans la gratitude et dans la bienveillance. Ces émotions près du cœur sont des outils essentiels pour s’assurer que « ça va bien aller ».

    Il existe toutes sortes de méthodes pour nous libérer de notre esprit rationnel qui cherche à nous diriger dans la peur et les problèmes dès le réveil. Il y a évidemment la méditation, le yoga et la respiration consciente. On peut aussi regarder dehors le soleil, les nuages ou la pluie sans jugement. Ou encore, pré­parer son thé, son café et son déjeuner, se blottir contre son conjoint, marcher pour se rendre au bureau. Peu importe la méthode, tant et aussi longtemps que c’est tout ce qui se passe dans votre tête et que cela n’a pas un caractère de com­pétition ni ne crée de dépendance, mais vous donne de l’énergie.

  2. Choisir ses pensées: Après m’être libéré de mon esprit rationnel et avoir cultivé des émotions près du cœur, je dois choisir des pensées pour ali­menter mon esprit et ainsi des émotions qui en découlent. Pour ce faire, je me répète plusieurs fois par jour des croyances responsabilisantes, des affirmations et des pensées positives telles que : « Ma vie m’a parfaitement préparé pour ce moment », « J’ai tellement à offrir à ceux qui sont dans le besoin », « Ça va bien aller », « Ça va être intéressant », « Je vais apprendre de ça », etc. Quand nous choisissons d’entraîner notre esprit et notre âme, lorsque nous ferons face à des difficultés — et nous savons tous que la vie en est remplie en cette période difficile —, au lieu de nous affaisser, c’est une pen­sée positive et responsabilisante soulignant que nous sommes la personne la mieux outillée pour affronter une telle situation qui surgira. Cela devient notre modus operandi et c’est ce qui nous permet de croire que ça va bien aller avec résilience.

4. Focaliser sur le sujet d’attention et en changer la définition

Évidemment, il est facile de voir cette crise comme une tragédie puisque c’en est une. Souvent, nous allons interpréter cette tragédie par rapport à nous, comme si nous étions une victime de la situation, et ainsi nous déresponsabiliser. J’ai le pouvoir de choisir de voir ce que je regarde, de définir la vie comme une occasion à saisir et non comme un problème à résoudre. Si je décide de voir ce qui me manque, mes peurs, mes besoins réels ou fictifs ou uniquement ce que je veux voir pour combler mon besoin de sécurité et de reconnaissance, cette mission sera impossible. Maintenant que je trouve un équi­libre entre mon cœur et ma tête, riche de mes croyances responsabilisantes, de mes affirmations et de mes pensées positives, je décide de voir les besoins au-delà des miens et je focalise mon attention sur ma contribution en ayant pour objectif de combler ces besoins. La vie m’a parfaitement préparé pour accompagner les gens en cette période difficile, je choisis donc de voir cette période, bien que mes studios soient fermés et que mes conférences soient annulées, comme une occasion de donner. Je me responsabilise sans me victimiser dans la situation. Je suis par contre privilégié d’être diversifié et d’avoir une belle clientèle de coaching.  Le choix de me voir responsable et outillé au lieu d’une victime change mes émotions. Cela me rend résilient et persuadé que « ça va bien aller ».

5. Choisir d’agir au quotidien

La qualité de notre vie dépend de la qualité de nos actions, de notre intention et de notre équilibre émo­tionnel. Je garde l’œil ouvert sur le 4 mai, sur ma croyance que « ça va bien aller », mais je reste concentré sur mes gestes et mes actions à court terme. Ensuite, je m’assure que tous mes gestes me rapprochent de cette mis­sion. Bien des gens vont invoquer toutes sortes d’excuses pour se justifier et se déculpabiliser de ne pas y parvenir.

Je leur demande tout le temps ce qu’ils peuvent faire aujourd’hui pour se rapprocher de leur objectif et de l’idée que « ça va bien aller ». Cela peut être d’envoyer un courriel; de faire une lecture; de lancer un appel téléphonique; de s’inscrire à un cours; de demander de l’aide à un ami ou de parler à des clients, à des fournisseurs ou à des investisseurs. Chacun peut aujourd’hui faire un pas en avant. De mon côté, pour être conséquent avec moi-même, j’ai franchi ce pas. J’ai écrit ce texte, j’en ai écrit plusieurs autres, je fais des webinaires, je communique avec mes clients, j’ai donné plus de pouvoir à deux associées au studio. Je fais de la recherche, je lis, j’écoute des balados.

C’est ce rituel qui m’a donné la résilience nécessaire pour sortir de mes deux crises précédentes, soit celles de 2000-2001 et de 2008. C’est maintenant à vous de vous entraîner et de développer votre foi en vous, votre force et votre courage afin de bien vous rendre au 4 mai et d’être équipé pour faire face aux défis qui viendront, et qui seront, en fait, des occasions de contribuer. « Ça va bien aller! »[:]

[:fr]Leadership pour tous[:]

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Les nombreux écrits qui s’intéressent au leadership font souvent état d’une liste des attributs ou des qualités que l’on doit posséder pour être un bon leader. Je suis toutefois d’avis qu’il ne faut pas s’y limiter puisque nous avons tous la capacité d’être un bon leader.

Le travail que je fais depuis plusieurs années vise à prendre conscience de l’importance de la responsabilisation.  Aujourd’hui, il s’agit du meilleur moment pour redéfinir et choisir sa vie. Nous posons des gestes au quotidien et si nous sommes inconscients, ils seront des réactions plutôt que des actions. Avec une prise de conscience ou un éveil, ils peuvent être des actions.  Je dis d’ailleurs souvent que la qualité de notre vie est souvent égale à la qualité de nos gestes. La qualité de nos actions est quant à elle égale à la qualité de l’intention derrière le geste.

Au quotidien, nous avons tous la capacité d’améliorer la qualité de notre vie et celle des autres qui nous entourent si nous élevons notre intention et faisons le choix d’agir comme un leader, avec ou sans le titre de VP ou DG.

On peut faire le choix de poser cinq actions qui ne sont pas souvent énumérées quand on parle de leadership. Elles sont pourtant essentielles et simples pour être un vrai leader.

1.    S’accepter tel que nous sommes sans jugement : En coaching, on vient souvent me voir pour changer, pour se transformer. Le fait même de vouloir changer envoie le message à notre esprit qu’il nous manque quelque chose pour être « normal ». Et pourtant, nous le sommes ! Nous avons plutôt besoin d’accepter nos différences, notre essence, nos valeurs et nos passions. Le jugement par rapport au fait que nous sommes différents d’un certain modèle de perfection, fait partie de l’illusion et ne contribue en rien à devenir un meilleur leader. Pour bien utiliser ce que nous avons à offrir, ne faut-il pas l’accepter ? Pour être accepté par les autres ne faut-il pas s’accepter soi-même sans jugement ? On doit aimer notre cadeau et non essayer de s’en fabriquer un à partir de valeurs et de rôles qui ne nous ressemblent pas. Sinon le leader ce n’est pas vous, c’est un rôle, une image qui ne permet pas la pérennité et la réalisation de soi.

2.    S’aimer inconditionnellement : Comment peut-on être aimable si on a de la difficulté à s’aimer soi-même ? Il semble fort évident que si notre perception et notre estime de soi sont positives, nos interactions avec les autres seront facilitées. Une des plus grandes peurs est certainement celle de ne pas être aimé. Sans être imbu de soi ou encore être égoïste, s’aimer inconditionnellement est probablement le plus beau des cadeaux que l’on puisse s’offrir. Il nous permettra en grande partie de combler notre besoin de sécurité. Comme nous ne serons pas en manque d’amour, il sera d’autant plus facile d’en donner et de laisser les autres en recevoir. Ce qui veut dire que ceux qui nous entourent se sentiront probablement aimés, valorisés et écoutés.

3.    S’auto-observer en tout temps :  Si nous voulons améliorer la qualité de notre vie via la qualité de nos actions, nous devons nous observer et questionner nos intentions. Pour ce faire, il faut être conscient, présent et avoir une relation intime avec sa vie. Pour être un bon leader, il ne s’agit pas d’être parfait ou encore d’être un bon robot, mais plutôt d’être une personne humaine qui danse avec les aléas de la vie. Il faut se demander si les gestes que nous posons proviennent de ce que nous avons à offrir, s’ils nous rapprochent de nos objectifs et s’ils sont en respect avec nos valeurs et fait de manière bienveillante.

4.    Se libérer de l’illusion : Faire le choix de ne plus voir à partir de nos peurs et de nos désirs. À notre insu, on projette sur notre réalité comme un bon vieux diaporama avec les filtres de nos désirs et de nos peurs. Si vous êtes préoccupé par votre travail alors que vous regardez votre réseau social favori, votre attention sera alors sur ceux qui semblent en avoir un mieux que vous. Ainsi, vous vous placez dans une position où vous risquez de ne pas remarquer l’information pertinente par rapport à votre situation professionnelle ce qui pourrait être un frein à votre capacité de vous réaliser. Si vous êtes préoccupé par des compétiteurs, tout ce que vous verrez sera lié de près ou de loin à la compétition et ainsi de suite. Mais si ce que vous voyez est uniquement ce que fait la compétition, vous manquerez ce qui se passe dans l’industrie et chez vos clients. La réalité est tout autre puisqu’elle n’est pas teintée par nos désirs et par nos peurs. Dans cette réalité libre de l’illusion se trouve les vrais besoins non comblés ainsi que les vraies opportunités d’agir afin de faire une différence et de contribuer. Dans cette réalité, on peut aussi y voir les changements qui nous entourent et plutôt que d’être un robot rigide et dogmatique on peut donc s’adapter pour mieux agir. C’est Yogi Berra qui disait « Juste à regarder on peut voir beaucoup de chose »

5.    Vouloir contribuer au-delà de ses propres besoins (Altruisme) :  Pour être un bon leader d’un point de vue professionnel ou personnel, notre but ne devrait pas être de « prendre ». Lorsque vous avez l’intention d’accaparer quelque chose, le message que reçoit votre esprit c’est que cette chose vous manque. Il est donc normal de se sentir continuellement vide sur le plan professionnel. Tant que nous cherchons à prendre, l’objet de votre convoitise ne saura combler ce trou laissé béant. D’où l’importance d’être en abondance d’un point de vue émotionnel. Comment pouvez-vous être là pour les autres si vous cherchez à prendre ? Pour se « remplir », pour enrichir sa vie et celles des autres qui nous entourent, il faut plutôt considérer de donner. Donner sans attendre juste pour le plaisir de donner et de combler des besoins au-delà des nôtres. Le message qui est envoyé à notre esprit en est un de richesse, si on le donne cela signifie que nous l’avons, ce qui nous permet assurément de «  Nourrir sa tête sans affamer son cœur ».

La décision d’être un bon leader est à la portée de tous, peu importe notre condition ou nos attributs si on en fait le choix et cela évidemment sur le plan professionnel, mais aussi sur le plan personnel, amoureux ou familial.

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[:fr]Donner du bonheur[:]

[:fr]Comment mettre de côté cette quête obsessive du bonheur et accepter que la recherche du bonheur passe premièrement par l’abandon de la recherche? Lorsque vous avez l’intention de vous accaparer le bonheur ou ce qui vous manque pour l’atteindre, le message reçu par votre esprit est que cette chose vous manque. Il est donc normal de se sentir continuellement vide sur le plan personnel ou professionnel. Tant que nous cherchons à prendre, l’objet de votre convoitise ne saura combler ce trou laissé béant.

Souvent, cette quête n’aura malheureusement pas de finalité, ne sachant pas réellement ce que nous cherchons. C’est un problème insolvable car la recherche s’exerce à l’extérieur de nous, comme si nous devions nous abreuver d’une belle grande fontaine de bonheur. Nous cherchons souvent à nourrir notre ego, car notre définition du bonheur est dépendante de notre statut social, notre travail, notre rôle dans la vie ou à des plaisirs éphémères tels que des voyages, des voitures, une maison, des vêtements. Nous pensons avoir atteint cette fin à travers des relations personnelles, un nouvel amoureux, un enfant ou une nouvelle relation d’amitié. Il n’est pas faux de dire qu’ils peuvent y contribuer. Toutefois, c’est plutôt la quête uniquement dédiée à ceux-ci, en délaissant notre propre source intérieure qui rend cette recherche illusoire et vide de sens. Cette quête et son message sont un manque d’appréciation et de gratitude pour ce que nous avons déjà. En fait, le bonheur c’est nous, uniquement nous et comme dirait la chanson « Il est là le bonheur ». Il existe en notre capacité de se sentir riche, de ce que nous avons, ce qui inclus aussi notre capacité de prendre action pour contribuer au-delà de nos propres besoins.

Pour se « remplir » et pour enrichir sa vie, il faut plutôt apprécier, être en abondance et ensuite donner. Donner, un peu comme le soleil, source illimitée de vie. Cet astre ne se « tarit » pas, il brille toujours. Il faut donner à partir de ce que nous avons à offrir, à partir de notre cadeau.

Le message que nous envoyons à notre esprit quand nous donnons c’est que nous l’avons. On peut donc remplacer la quête du bonheur par le don du bonheur. Ce don peut tout aussi bien se faire tant d’un point de vue personnel que professionnel. Nous sommes tous capable d’élever notre niveau d’intention de notre mission professionnelle, pour arriver à comprendre que le but premier de notre vie professionnelle est de combler des besoins et ce, que ce soit pour un client, une équipe, une compagnie, une communauté et la société. Donner et créer du bonheur.[:]

[:fr]La Confiance[:]

[:fr]J’ai récemment eu l’occasion de faire une conférence pour l’OAICQ en collaboration avec l’institut de la confiance. Le thème de la journée était la confiance dans le domaine du courtage immobilier. À titre de conférencier invité, j’ai présenté le courage de réussir et mon acronyme ALVAC pour Accepter, Liberté, Vérité, Action et Confiance.

De quelle confiance parlons-nous? Me Donald Riendeau de l’ICQ décrit la confiance de trois façons : une naïve, une conditionnée par notre environnement et une qui est méritée. Tout comme lui, je pense qu’il y a la confiance du cœur (naïve), celle de la tête (conditionnée) et celle de l’équilibre entre les deux (méritée).

La plupart d‘entre nous vivons dans l’illusion ou Maya comme disent les Hindous. Nous projetons nos désirs et nos peurs sur la réalité. Imaginons un vieux diaporama, la lumière se trouve en nous, mais nous superposons à notre insu un filtre qui change la réalité de ce que nous percevons.

J’ai trop longtemps vécu dans ma tête. Je projetais mes peurs et je voulais tout contrôler pour me sécuriser et recevoir de la reconnaissance. Quand je travaillais dans le monde de la finance comme gestionnaire ou comme arbitragiste et que je faisais confiance à ma tête, j’étais habité par l’appât du gain. Je cherchais à prendre et je le faisais par exemple en prenant de grosses positions. Je voulais être important dans le regard de mes pairs. Je me donnais le surnom de « commandant ». Je faisais même semblant d’être très courageux et d’avoir confiance. Cependant, puisque j’étais uniquement dans ma tête, j’étais terrorisé et j’avais très peur.

Il est impossible d’avoir pleinement confiance dans nos gestes ou actions lorsqu’ils proviennent de notre esprit rationnel qui cherche à prendre avec un modèle de valeurs bien différent de celui de notre conscience. Nous vivons dans une société où le succès est synonyme de reconnaissance. En étant uniquement dans notre tête et coupé de ce qui nous nourrit, nous devenons accros à la reconnaissance. C’est pourquoi nous irons parfois à l’encontre de nos valeurs et de notre code d’éthique pour se faire dire qu’on joue un beau rôle dans la société. Il est donc impossible de se fier uniquement à la confiance qui provient de notre tête (notre confiance uniquement rationnelle).

Après la perte de mon emploi en 2008, j’ai été désorienté et j’ai perdu mes repères. J’ai sombré dans la dépression et le yoga m’a sauvé. Puisque j’avais passé trop de temps dans ma tête qui me faisait souffrir, me rapprocher de mon cœur me rendait tellement heureux que je me suis coupé de mon esprit rationnel. À travers les enseignements littéraires du yoga, j’ai découvert la philosophie du laisser-aller appelée « surrender ». Comme j’avais tellement souffert dans le passé à vouloir tout contrôler pour avoir confiance, ce message me faisait du bien. Nous avons tous ce grand cœur en nous et quand il n’est pas supporté par notre tête, il veut tout donner. Mais comment faire pour vivre dans la société actuelle si nos besoins ne sont pas aussi considérés comme une priorité?

J’ai donc tout abandonné avec un laisser-aller inconcevable. Quand on décide de vivre dans ce niveau de réalité tout est parfait. C’est une partie du message du Baghava Gita, se détacher des fruits de l’action. S’il arrive quelque chose de triste, on dit « Karma » sans émotions. C’est à ce moment que j’ai dilapidé mes économies et ma fortune. J’avais donc une confiance naïve. Je spéculais mes économies et je me disais : si je fais de l’argent c’est que je le mérite et si je le perd c’est que je ne le mérite pas, ça sera mon «Karma». J’ai tout perdu et ça m’a fait très mal.

Pour avoir une confiance « méritée » ça prend l’équilibre entre la tête et le cœur. Cet équilibre se trouve dans la pratique de la pleine conscience et aussi dans l’auto observation. Ce que je veux dire c’est qu’avant d’agir, il faut se questionner pour savoir où est ce que nous habitons tant émotionnellement que psychologiquement et spirituellement. Est-ce que nous faisons juste confiance à notre tête ou à notre cœur? Pour réussir à trouver cet équilibre si précieux, j’ai trouvé une réponse à travers les enseignements de Ram Dass et de son gourou Neem Karoli Baba. Pour se rapprocher de sa conscience, il faut aimer en premier (se rapprocher de son cœur) et ensuite dire la vérité (avec sa tête).

Il y a une multitude de choses sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle dans la vie. Nous avons toutefois le contrôle sur nos actions. D’ailleurs, la qualité de notre vie dépend de la qualité de nos actions. La qualité de ces dernières dépendra de la qualité de l’intention derrière. Cherchons-nous à prendre, à laisser-aller ou à contribuer? La qualité de l’intention elle dépend de la qualité de l’équilibre émotionnelle. Sommes-nous habités par l’avidité, l’envie, la jalousie ou encore vivons nous à Disney Land avec des éléphants roses ou sommes-nous entre les deux?

Une fois l’équilibre trouvé, on trouve le courage d’Accepter ce sur quoi nous n’avons aucun contrôle. On trouve le courage de se Libérer de notre rôle, notre égo et de son besoin de reconnaissance pour reconnecter avec ses valeurs profondes. On peut ainsi enlever la diapositive devant notre lumière (notre âme) et permettre à la Vérité de traverser nos yeux sans jugement parce que ce n’est plus uniquement à propos de nous. On peut voir dans cette vérité les besoins dans la société. On atteint son Dharma comme le disent les Hindous quand on contribue au-delà de soi à partir de ce que l’on a à offrir. Ce qui nous amène dans l’Action, qui émane de notre équilibre, de notre liberté mais pas pour prendre ou pour abandonner mais pour contribuer. Ce qui est intéressant c’est qu’en saisissant bien ce que nous avons à offrir, nous pourrons peut-être atteindre de grands succès et être très bien rémunéré et ça c’est le vrai succès. Une réussite qui ne contribue pas et qui ne nous permet pas de nous réaliser est un véritable échec.

On peut ensuite faire, avoir et être Confiance. C’est certain qu’il y a des résultats qu’on aime plus que d’autres, mais à partir de ce moment-ci nous avons tout fait ce que nous pouvions faire. On peut faire confiance et vivre entre les deux pôles de succès et échec. Cet endroit s’appelle la vie la vraie qui n’est pas teintée par notre tête ou notre cœur, qui n’est ni spirituelle ou matérielle. Dans cet endroit, comme ce n’est ni une confiance uniquement du cœur ou de la tête, elle est ancrée en nous, cette confiance nous habite et devient une façon de vivre avec la foi en nous et en notre mission.[:]

[:fr]Une leçon de papa Croods pour débuter 2018[:]

[:fr]Pendant très longtemps, j’ai pensé que je ne devais pas avoir peur. À l’époque où je travaillais en finance, avoir peur était perçu comme un signe de faiblesse. Pour éviter toute tentation de jongler avec ce sentiment, je m’étais donné  le surnom et mis dans la peau d’un «  commandant ». Ainsi, pour éviter la peur, j’étais toujours prêt à faire face aux imprévus et aux pires situations. Dans mon livre qui s’intitule «  Le courage de réussir », j’ai écrit qu’après avoir trouvé le courage d’accepter ce sur quoi nous n’avons aucun contrôle, nous arrêtons d’avoir peur.

Je partage encore ces deux visions sur la peur qui coexistent et se manifestent à différents moments dans nos vies.  Être bien préparé nous permet de prendre action sans être paralysé par la peur tandis que  trouver le courage dans son cœur d’accepter que la vie soit différente de notre modèle, nous permet également d’arrêter d’avoir peur.

J’ai toutefois récemment réalisé que dans un cas comme dans l’autre, je minimise la peur et le pourquoi de ce sentiment qui est pourtant essentiel.

En travaillant sur moi-même et sur mon prochain livre, j’ai développé une troisième vision de la peur.  Je pense maintenant qu’elle ne devrait pas être ignorée puisqu’il s’agit en réalité d’un cadeau que la vie nous offre.

En ce début d’année propice à la rétrospection, nous faisons le point sur ce qui s’est passé au cours de la dernière année. Nous en profitons pour établir des objectifs clairs et précis afin de bien se préparer pour celle qui s’en vient.  Pendant les fêtes, j’ai voulu faire cet exercice, mais  je me suis retrouvé paralysé, habité par une peur et une crainte constante.

Quand la peur nous habite, nous réagissons et interprétons souvent de façons erronées les différents aléas de la vie humaine. Cet état d’esprit m’a amené à réfléchir et à réaliser que j’ai souvent été habité par cette même peur. À l’époque, j’en étais inconscient puisque je décidais de ne pas l’accueillir. Aujourd’hui, j’ai cherché à  comprendre pourquoi elle m’habitait. J’ai fait beaucoup d’introspection et de méditation. J’ai finalement eu la réponse en regardant avec mon fils de trois ans le film les Croods.

Dans ce film qui raconte l’histoire d’une famille préhistorique, le père est habité par son mode par défaut. Il vit dans la polarité entre la survie et la mort.  Il a peur de tout ce qui est nouveau. Il voit l’inconnu comme un danger à son existence et surtout à celle de sa famille. L’instinct protecteur de notre propre vie et de celle de nos enfants est fort et bien ancré en nous. Je vais être père en 2018 pour une 6e fois et c’est une bénédiction de la vie.  Je comprends toutefois que la venue prochaine de notre petite Axelle me rend aussi un peu comme papa Croods.

Je suis réaliste. J’aurai 53 ans lors de la naissance de ma fille. J’aurai alors deux enfants en bas âge et peut-être un troisième peu après. Je souhaite pouvoir subvenir à leurs besoins comme j’ai été en mesure de le faire pour mes 4 filles.

Tout comme  papa Croods, la peur se manifeste de manière physiologique.  Le cœur nous débat, on devient rouge, prêt à se sauver comme plusieurs le font ou prêt à relever les défis. Nous avons le choix d’utiliser cette peur qui nous rend humains et qui nous rapproche de notre cœur, pour y puiser le courage de voir le plaisir se réaliser, d’aller vers l’inconnu et de faire confiance.

Je choisis de voir le plaisir dans la peur, celui d’accomplir une tâche importante sinon la plus importante d’être père à nouveau. Pour accomplir cette tâche, je dois faire des choix et ce, tant au niveau physiologique, énergétique, spirituelle que professionnel. En effet, je dois continuer à entretenir mon corps afin qu’il puisse me soutenir encore bien longtemps. J’ai déjà de très bonnes habitudes de vie ainsi qu’une saine alimentation. En 2018, afin de faire une différence encore plus grande, j’ai décidé par plaisir de couper entièrement l’alcool pour tout le mois de janvier. Déjà après quelques jours seulement, je sens mon énergie tellement différente.

Je dois aussi adapter mon activité physique à ce corps que j’ai longtemps tenu pour acquis. Dans le passé, j’en ai abusé en faisant plusieurs Ironman et autres activités qui aujourd’hui encore se font ressentir. Au sujet de ma pratique spirituelle, bien qu’elle soit assez développée, je souhaite y apporter quelques changements pour m’assurer de rester en équilibre entre ma tête et mon cœur.  Ça sert  à quoi de vivre longtemps si on n’est pas présent ?

Finalement, je souhaite apporter quelques changements à ma carrière pour continuer d’avancer  professionnellement. Si je décide de me surpasser et d’aller plus loin, c’est par plaisir de donner et d’offrir et non par peur pour me sécuriser. Au contraire, ce qui me sécurise c’est d’être conscient de ce que j’ai déjà accompli et de ce que j’ai à offrir. Le hasard fait souvent bien les choses. Le 31 décembre dernier, alors que j’étais habité par la peur et  inquiet sans trop comprendre et savoir pourquoi, j’ai reçu deux appels pour me souhaiter la bonne année, un de mes meilleurs amis et l’autre de mon parrain. Les deux m’ont appelé pour me dire sensiblement la même chose : «  Érik, je te souhaite une belle année 2018. J’espère que tu réalises à quel point tu es chanceux d’avoir accompli autant de belles réalisations en 2017 ».

En 2017, je me suis marié, ma femme est devenue enceinte, j’ai ouvert un deuxième studio, j’ai publié mon premier livre, j’ai écrit mon deuxième, j’ai donné plusieurs conférences et j’ai  aidé plusieurs personnes en coaching. J’ai la profonde conviction que je contribue au-delà de moi à faire du bien. J’ai reçu tellement de messages qui témoignent de l’impact que j’ai sur la vie de plusieurs personnes. Je me sens privilégié d’offrir ce que j’ai à donner, et cela à partir de mon essence, de qui je suis vraiment. Je vais donc continuer de saisir les opportunités pour ouvrir d’autres studios de yoga Wanderlust, je vais aussi continuer d’améliorer le message du «  Yogi de Wall Street »  à travers mes conférences, livre ou coaching pour continuer de contribuer à faire le bien autour de moi.

À la fin du film des Croods, alors que le papa a peur car la terre se sépare, il trouve dans son cœur la force de sauver sa famille et de se sauver lui aussi. Merci 2018 et merci à ma belle petite Axelle de me faire peur. Je vais l’utiliser par plaisir  pour me dépasser dans toutes les sphères de la vie humaine.[:]

[:fr]Mes vœux de mariage[:]

[:fr]J’aime répéter que les cinq leçons du yogi de Wall Street dans mon livre Le courage de réussir, résumées par l’acronyme ALVAC (Accepter, Liberté, Vérité, Agir et Confiance), peuvent s’appliquer dans toutes les sphères de la vie humaine. Je fais beaucoup de conférences à ce sujet. Dans le domaine des affaires, j’accompagne également de nombreux clients sur les plans professionnel ou personnel, mais aussi sur le plan des relations de couple, en utilisant mon acronyme.

Un jour, un gestionnaire, président de son entreprise, me dit : « Mais où le trouves-tu, ce courage d’accepter, de se libérer, de voir la vérité, d’agir et de faire confiance? » Dans l’étymologie du mot « courage » se trouve le mot « cœur »; c’est donc là qu’il se trouve. La pratique spirituelle nous libère de la tyrannie de notre intellect et nous rapproche de notre cœur, l’endroit précis où l’on puise le courage nécessaire pour réussir sa vie, c’est-à-dire la vivre, et non juste la survivre.

Une autre façon de se rapprocher de son cœur pour trouver le courage est de savoir que l’on a déjà été aimé et que l’on mérite d’être aimé pour qui nous sommes, inconditionnellement, sans rien avoir à faire pour mériter cet amour. Notre besoin de sécurité est souvent alimenté par la peur de ne pas être aimés si les gens savaient qui nous sommes vraiment à l’intérieur, derrière le masque que représente notre rôle. Le problème est le suivant : quand le besoin de sécurité est celui qui domine, il est impossible de combler son besoin d’amour et de réalisation de soi. Cela entraîne une vie apeurante où plane la quête de certitude — qui ne viendra jamais parce que la réponse est à l’intérieur de nous.

L’amour, les fondations du courage

Je rencontre au quotidien dans ma pratique de coaching des gens qui ne se souviennent pas qu’ils méritent d’être aimés ou qui ne l’ont pas compris. Ceci a pour effet de maintenir une peur en eux. À partir de cette insécurité, ils interprètent les aléas de la vie comme s’ils se produisaient contre eux, comme s’ils étaient des victimes parce qu’ils ne méritent pas d’être aimés.

J’observe ce phénomène tant sur les plans personnels que professionnels, et évidemment dans les relations de couple. Je me souviens, un jour où je suis à l’émission Banc public avec Guylaine Tremblay, un peu avant l’entrevue, nous devons faire semblant de parler. Comme je suis coach, je lui demande si elle apprécie tout son succès. Elle me répond : « Ah oui, tellement! » Je suis surpris et lui demande pourquoi. Elle m’explique qu’elle a eu un père si bon, qui l’a tellement aimée. Je lui demande alors : « Sais-tu que tu mérites d’être aimée? » « OUI! », me répond-elle d’emblée. Je me mets à pleurer instantanément.

Le souvenir d’avoir été aimée avant qu’elle soit une vedette permet à Mme Tremblay d’interpréter la vie à partir d’un endroit d’abondance émotionnelle, ce qui lui donne le courage de vivre. J’ai fait une conférence récemment devant des résidents en chirurgie de l’Université de Montréal où je leur ai dit : « Souvenez-vous que vous avez été aimés avant d’être médecins, avant même d’être les hyperperformants que vous êtes, juste pour qui vous êtes. » Plusieurs sont venus me voir après la conférence pour me dire à quel point ces mots les avaient marqués.

Se rappeler que l’on a été aimé inconditionnellement est probablement le plus beau cadeau que l’on puisse s’offrir au quotidien. J’ai longtemps pensé que je ne méritais pas d’être aimé pour qui je suis; ma mère était une spécialiste de l’amour manipulateur et de l’aliénation parentale. Cela a fait en sorte que même si mon père était une personne absolument exemplaire qui m’adorait, j’ai interprété ses gestes à partir d’un déficit émotionnel, comme s’il ne m’aimait pas. En raison des histoires de ma mère, je n’ai pas vraiment permis à mon père de m’aimer. Au fil du temps, vers la quarantaine, j’ai tranquillement laissé entrer cet amour, mais la présence d’aliénation à un très jeune âge crée des neuroassociations et est très puissante, laissant des traces profondes. Ce n’est vraiment que sur son lit de mort que j’ai compris et accepté tout l’amour de cet homme que je garde en moi, car l’amour transcende la mort.

Pour ces raisons, j’ai longtemps pensé qu’il était dangereux d’aimer. C’est un acte risqué : on se met en position de vulnérabilité dans la vérité absolue. On ne peut pas aimer réellement si on ne se sent pas vraiment aimé pour qui l’on est.

À mon mariage, plusieurs ont mal compris pourquoi j’ai parlé d’autres personnes que ma magnifique épouse dans mes vœux. Il était important pour moi de me souvenir et de parler de l’amour que j’ai reçu : celui de mon père; de mes cinq enfants; de la femme de mon père, qui est, en fait, ma vraie mère; de ma famille et de mes amis.

Dire haut et fort que j’ai été aimé et me rappeler au quotidien que je mérite d’être aimé me donne le courage de pratiquer l’ALVAC dans ma relation de couple. J’ai donc ensuite dit à mon épouse pour couronner mes vœux : « Je vais t’Accepter comme tu es; je vais me Libérer des rôles pour m’offrir à toi dans la vulnérabilité; je vais voir ta vraie Vérité tous les jours; mes actions seront d’Agir pour combler tes besoins, car ils seront miens et j’ai Confiance en toi, en moi et en nous pour travailler à vivre une vie riche et heureuse. »

Namasté.[:]

[:fr]La déprime saisonnière : un état bien humain (et surmontable)[:]

[:fr]Je dois admettre que je suis un peu déprimé. Je ne suis pas en dépression; je sais ce que c’est, pour l’avoir vécu pendant deux ans entre 2008 et 2010. Mais comment cela peut-il m’arriver à moi, le coach, le conférencier, le professeur de yoga, le yogi de Wall Street? Eh bien, le yogi de Wall Street, c’est un humain, et bien que j’aie une pratique spirituelle, ma vie d’être humain ressemble à celle de plusieurs autres. Nous venons d’ouvrir un deuxième studio de yoga, où je travaille très fort comme gestionnaire et professeur; j’ai écrit un deuxième livre; je fais beaucoup de conférences sur Le courage de réussir et j’accompagne aussi beaucoup de cadres en coaching. Je suis également papa de cinq enfants (bientôt six), un déménagement viendra sous peu, sans parler du mariage vécu cet automne. De plus, mon petit garçon de trois ans, Marcus, n’a pas compris que reculer l’heure en novembre est censé nous faire gagner du temps! Je vous le dis, ceci est un mythe pour les parents d’enfants en bas âge, car en réalité, nous perdons une heure de sommeil parce qu’eux se lèvent plus tôt…

Donc, avec le travail en continu, les aléas de la vie humaine, le manque de sommeil, le changement d’heure et la pleine lune dans la même fin de semaine, j’ai un peu le cafard. Il est vrai qu’en raison de mon cancer, je n’ai plus de thyroïde, ce qui peut expliquer un changement hormonal qui entraînerait une dépression, mais pas complètement. En fait, le pouvoir des neuroassociations du passé explique sûrement mieux ce qui se passe. Dans le livre Le moine qui vendit sa Ferrari, Robin Sharma dit que nous avons 60,000 pensées par jours et que la grande majorité d’entre elles sont les mêmes le lendemain. J’ajouterais que comme nous sommes, pour la plupart, habités par notre « mode par défaut », au moins 90 % de ces pensées sont négatives ou liées à des peurs qui n’existent pas. Ce faisant, d’un point de vue scientifique, quand nous passons du temps à ruminer des peurs dans notre tête, notre réserve de sérotonine, un neurotransmetteur et antidépresseur naturel, diminue. Lorsque nous serons ensuite aux prises avec de vrais problèmes, nous serons dépourvus de nos forces et plus facilement susceptibles de tomber en dépression ou de souffrir d’autres troubles ou dépendances.

Entre 2008 et 2010, j’ai répété souvent dans ma tête que je voulais mourir. Je décidais alors de focaliser sur ce qui n’allait pas et sur ce que je n’avais pas. Comme l’a dit Robin Sharma, j’ai peut-être ressassé ces idées des milliers de fois par jour, donc des millions fois au total. J’ai alors créé des neuroassociations, qui font en sorte que même si je médite et pratique le yoga, ma tête est habituée à suivre certains chemins et de s’agripper à ces pensées négatives et destructrices. Depuis 2010, il m’arrive environ quatre à six fois par année d’avoir des pensées négatives, voire suicidaires, lorsque je suis devant un problème ou défi de la vie humaine, mais je réussis assez rapidement à les remplacer par des croyances responsabilisantes.

Rien d’exceptionnel ne déclenche ces pensées : il suffit d’un cocktail d’événements, d’un surplus de travail, d’un manque de sommeil ou de soleil et me revoilà à broyer du noir sans pour autant avoir des pensées suicidaires. On dirait toutefois que ça me fait du bien d’être un peu déprimé. Je vais sûrement susciter des commentaires négatifs en disant cela, mais plusieurs d’entre nous se servent de leur dépression pour combler certains besoins humains. Plusieurs se sécurisent en se disant : « Si je suis comme ça, c’est parce que je suis déprimé. » Beaucoup de gens reçoivent de la reconnaissance en disant aux autres qu’ils font pitié parce qu’ils sont en dépression et vont combler ainsi leur besoin de connexion avec les autres, en se rapprochant d’eux-mêmes. En comblant de piètre façon nos besoins de sécurité, de reconnaissance et de connexion, la déprime, la dépression ou les idées noires deviennent un peu comme une doudou pour un bébé. Ils nous réconfortent et tous ceux qui veulent nous l’enlever ne nous comprennent pas. En gardant notre doudou, nous ne faisons qu’épuiser davantage nos réserves de sérotonine et nourrir la dépression.

J’ai vécu de mon côté une combinaison de tout ça. Bien que je savais ce qui se passait, je m’observais et j’observais mes pensées, mes émotions, les intentions derrière mes gestes et mes actions. Je voulais la doudou, car elle me faisait du bien (ou du moins, je pensais qu’elle me faisait du bien), jusqu’à aujourd’hui, environ une semaine après le changement d’heure. J’ai décidé que c’était terminé. Notre vie est une suite de décisions. Aujourd’hui, je décide que c’est fini et j’agis, un point, c’est tout.

Trois étapes pour focaliser sur l’essentiel

Je n’ai jamais eu la prétention d’être parfait, libre ou guéri, mais j’ai toujours dit que dans la réalité je suis à la fois le thérapeute et la thérapie. Quand je vous parle, c’est d’abord à moi que je parle; je suis le message et le messager. J’ai donc aujourd’hui décidé d’appliquer mon processus ou rituel quotidien en trois étapes que j’utilise en coaching et qui est bien décrit dans mon prochain livre, Votre mission si vous l’acceptez. Grâce à la neuroplasticité du cerveau ce processus me permet de créer de nouvelles neuroassociations.

La première composante de mon rituel, qui m’aide à garder la foi en ma mission, est de bien m’occuper de mon corps. Notre corps est le véhicule qui nous permet de bien exécuter notre mission. De plus, il envoie des messages à notre esprit, et l’inverse est aussi vrai. Je m’occupe de mon corps; il est ainsi impératif pour moi de l’activer. Comment pouvez-vous penser avoir un esprit frais, vif, curieux, dénué de jugement et qui se laisse surprendre par la vie si votre corps est endormi ou moribond?

Visualisez quelqu’un qui est déprimé : vous verrez probablement une personne qui a le dos rond, regarde par terre et joue avec ses doigts ou quelque chose comme cela. Visualisez quelqu’un qui se réalise dans sa mission, et vous verrez certainement une personne qui se tient bien droite, avec fierté, légèreté et flexibilité. Nous envoyons un message à notre cerveau selon la posture que l’on adopte. J’aime toujours rappeler la pose de la montagne (Tadasana). Elle consiste à amener une conscience dans tous les muscles du corps, qui sont activés et bien éveillés. Juste ça, tout simplement. Dans cette pose, notre corps envoie à notre esprit un message de connexion à la Terre, de fierté, de dignité, de courage et d’humilité.

La deuxième composante de mon processus est ce que je fais avec mon cœur, mon esprit et ma conscience. Je décide de me remémorer que j’ai été aimé par mon père, entre autres, mais aussi par beaucoup d’autres, seulement pour ce que je suis et qui je suis, et que je mérite d’être aimé pour moi-même. Je me le répète au moins 10 fois. Je poursuis la journée avec une pratique spirituelle. Souvent, il s’agit d’un peu de méditation ou de yoga. Après m’être libéré de mon esprit rationnel, je dois alimenter les pensées qui occupent mon esprit. Cela consiste à me répéter mes croyances responsabilisantes et à me rappeler qui je suis vraiment, et non ce qui me manque pour être parfait : je suis un bon mari, un bon papa et un bon ami; je suis gentil, empathique, intelligent et humble; je suis un bon gestionnaire, un bon coach et un bon orateur; j’ai un cœur, et pas seulement une tête; j’ai une expérience et des talents atypiques qui me permettent de réaliser de grandes choses; j’ai une personnalité charismatique; je n’ai pas peur du travail et j’utilise la peur pour grandir et accomplir ma mission. La plupart d’entre nous, habités par leur « mode par défaut », décident de concentrer leur attention sur ce qui leur manque, leurs croyances limitantes et leurs peurs. Or, si nous choisissons d’entraîner notre esprit et notre âme, lorsque nous ferons face à un défi — et Dieu sait que la vie en est remplie —, au lieu de nous affaisser à cause d’une de nos pensées limitantes, c’est une pensée du genre : « Je suis la personne la mieux outillée pour faire face à une telle situation » qui fera surface. Cela devient notre modus operandi, et c’est ce qui nous permet de réaliser notre mission avec courage. Quand je dis cela en coaching, mes clients me répondent : « Oui, oui, je le sais. » Ce n’est pas tout de le savoir, aussi faut-il le répéter des dizaines, des centaines et des milliers de fois. Et c’est ce que je me répète plusieurs fois par jour.

La troisième composante de mon processus pour conserver la foi dans ma mission consiste à choisir ce sur quoi je dirige mon attention. Si je décide de m’attarder à ce qui me manque, à mes besoins réels ou fictifs ou uniquement à ce que je veux voir pour combler mes besoins humains, ma mission sera irréalisable. Maintenant que je suis dans mon cœur, riche de mes croyances responsabilisantes et connecté à qui je suis vraiment, je décide de voir au-delà de mes besoins et je focalise mon attention sur ma contribution avec l’objectif de combler ces mêmes besoins. Je donne comme mari, père et membre d’une grande famille; comme entrepreneur, professeur de yoga, coach, conférencier, auteur et comme figure spirituelle d’affaires pour les autres sans me préoccuper dans l’immédiat des fruits de l’action. Au lieu d’être un preneur, je deviens un donneur — c’est une façon bien différente de vivre.

La qualité de notre vie dépend de la qualité de nos actions, de notre intention et de notre équilibre émotionnel. J’ai un œil sur les buts et les objectifs à moyen terme de ma mission, mais je reste concentré sur mes pensées, mes émotions, mon intention et mes actions à court terme. Je m’assure que tous mes gestes me rapprochent de ma mission, et la déprime saisonnière n’y contribue évidemment pas. Grâce à une pleine conscience de mon corps, de mon cœur et de mon intention, je l’ai surmontée et j’ai fait un pas de plus vers la personne authentique que je veux être et pour être heureux.[:]

[:fr]Se libérer de ces croyances qui nous limitent[:]

[:fr]Nous prenons des décisions à chaque instant, et ce, sans savoir que ces décisions sont inspirées par certaines associations (réussite, plaisir, échec, douleur, etc.) qui influencent profondément plusieurs aspects de notre vie. Ces associations extraordinairement puissantes, commandent et dirigent d’autres décisions que nous prenons dans notre vie. Les décisions clés offrent des pistes pour comprendre comment nous agissons et pourquoi notre mission est si souvent impossible. Elles peuvent souvent devenir ce que l’on appelle des croyances limitantes.

Si quelqu’un m’avait dit à l’époque où je travaillais en finance qu’un jour je serais professeur de yoga, je ne l’aurais jamais cru. Premièrement, parce que je ne pensais pas être capable de faire autre chose que de la finance et, deuxièmement, parce que je pensais que les professeurs de yoga avaient de la misère à vivre et qu’ils se promenaient en bicycle à pédales, en gougounes et en jeans troués. Lorsque nos pensées nous empêchent de percevoir toute la vérité à cause de notre pré-conditionnement et des « décisions clés », on peut dire que ce sont nos croyances limitantes qui nous éloignent de la vraie vie.

Une multitude de croyances ont souvent limité mon accès à mon plein potentiel et à tous mes pouvoirs en tant qu’être humain. En finance, j’ai longtemps pensé à tort que je devais prendre des grosses positions et prendre beaucoup de risques pour réussir. Je croyais aussi que j’étais un arbitragiste qui performait mieux dans les marchés en baisse, ce qui m’a amené à manquer plusieurs occasions de profit dans les marchés en hausse. J’étais convaincu que pour être respecté, je me devais d’être sérieux en tout temps et d’avoir les réponses à tout. Ces croyances limitantes m’ont empêché d’accéder à mes pouvoirs, mes forces et mes talents, qui sont nécessaires pour que je puisse réussir ma mission de vie (Dharma). Celle-ci  étant de contribuer pleinement à la société en tant que copropriétaire de studios de yoga , professeur, coach, conférencier et auteur.

On comprend à quel point il est important de remettre en question les croyances qui nous limitent. Pour y parvenir, il faut dans un premier temps s’interroger sur leur fondement même, qui repose sur le milieu de vie dans lequel on grandit. La communauté, la famille, les figures d’autorité multiples transmettent des valeurs, un système de pensées et des croyances qui constituent un modèle. Ainsi, ce qui nous a été transmis, la plupart du temps avec une bonne intention, dicte notre façon d’être, d’agir et de réagir. Selon notre conditionnement social et familial, plusieurs croyances limitantes guident notre vie au quotidien. En effet, nous avons associé des expériences d’ordre professionnel et personnel à la réussite ou au plaisir, tandis que d’autres ont été identifiées à l’échec, à la douleur, à la souffrance et à toutes sortes d’émotions négatives. Notre intention sera donc de répéter les expériences relatives au plaisir, puis d’éviter les autres. Bref, ces croyances proviennent d’associations neurologiques que nous avons faites dans le passé selon notre conditionnement social et familial. Lorsqu’un événement se produit ou que nous rencontrons une personne, nous faisons inconsciemment une association positive ou négative.

Les croyances proviennent donc d’expériences passées et des associations que l’on fait à partir de ces expériences. S’agit-il de souvenirs de plaisir ou de douleur? Comme nous cherchons à tout prix à éviter la douleur, ces croyances deviendront notre perception de la réalité. C’est cette association qui détermine notre intention et le potentiel de nos gestes, et si ces gestes sont des actions ou des réactions et les résultats qui s’ensuivent vont ou non dans la direction de notre mission de vie. À notre insu, notre vie est guidée par ces croyances qui nous limitent ou qui nous responsabilisent. Il est important de bien comprendre les moments clés qui ont mené à ces croyances et d’en créer de nouvelles, mais qui sont responsabilisantes. Les croyances qui nous limitent rendent notre mission impossible, car elles sont formulées de façon à nous faire dire que nous sommes incapables ou elles ont inconsciemment la fonction de prendre et non de donner. Il est impossible d’accepter sa mission quand l’objectif est de prendre.

Lorsqu’on vit en réponse à ces croyances, ce sont elles qui dictent notre vie au lieu de notre mission, celle qui émane de notre essence unique dans la sagesse du moment. Nous n’utilisons alors pas notre pouvoir, nous n’agissons pas de manière à offrir le meilleur de nous-mêmes. Je peux en témoigner, ayant été moi-même préoccupé dans ma vie professionnelle à répéter des expériences que je croyais positives et à en éviter d’autres que je croyais négatives, ce qui ne me permettait pas de vivre la vie pour ce qu’elle est vraiment.

Nous passons une grande partie de notre jeunesse à nous forger une identité influencée par ces croyances. Trop souvent on se répète ceci : je ne suis pas capable, je n’ai pas le temps, je n’ai pas le talent, ça ne vaut pas la peine, je n’ai pas la volonté, je n’ai pas le goût, je n’ai pas ce qu’il faut, je ne comprends pas, je ne le mérite pas, je suis né pour un petit pain, j’ai peur de l’échec, les autres sont chanceux, les autres ont ce qu’il faut, je ne réussirai jamais.

En tant qu’adulte, notre travail est donc de comprendre les associations du passé et de nous en libérer, pour en créer de nouvelles qui seront alignées sur notre intention ultime. Pour accepter et remplir notre mission de vie(Dharma), c’est à nous de  développer des croyances qui nous redonnent le pouvoir, des croyances responsabilisantes. Ce qui est important, voire primordial, est de questionner la validité de nos croyances qui limitent notre pouvoir, de revoir les moments  clés où nous les avons créées, d’envisager comment notre vie serait bien différente si nous avions donné à ces moments une autre signification.

Ce qui est important pour réaliser sa mission, c’est de faire abstraction de ces croyances limitantes et d’être sincère dans son intention, ce qui ne veut pas nécessairement dire d’être sérieux. Bien que nous ayons à coeur de produire de bons résultats  professionnels et de répondre à un besoin, lorsqu’on le fait pour être dans l’action, par plaisir de donner, de contribuer au-delà de nous, et non par peur de la douleur, on accomplit notre mission.

Je suis un humain qui produit des résultats, je fais confiance et je réajuste le tir. Lorsque nos croyances nous donnent accès à notre pouvoir, elles sont responsabilisantes et rendent la réussite de notre mission accessible.  Il y a un monde entre la perfection et l’échec, et c’est le plaisir d’être dans l’action avec l’intention d’accomplir ma mission. C’est là que j’habite émotionnellement et psychologiquement, j’ai le plaisir de produire des résultats, quels qu’ils soient. Je ne suis pas figé par mes croyances limitantes dans l’attente de la perfection. J’utilise mes talents et mes forces pour contribuer à quelque chose de plus grand que moi, qui me nourrit davantage que si je ne faisais que répondre aux attentes de ces croyances limitantes. Je suis en pleine possession de mon pouvoir.[:]

[:fr]J’ai accepté ma mission[:]

[:fr]

Nous sommes souvent incapables de comprendre le sens des messages que la vie nous envoie. Préoccupés par nos pensées, nous sommes prisonniers  d’un certain idéal de vie à atteindre. Nous voulons à tout prix correspondre à un modèle souvent trop exigeant. Rarement, nous parvenons à répondre aux attentes de ce dernier qui évolue constamment pour suivre les tendances de la société. Nous faisons face à un problème insoluble.

Au cours de la première partie de ma vie, mon modèle était très rigide. J’avais des croyances limitantes qui définissaient au quart de tour ma vie. Je devais travailler pour des grandes firmes en finance un peu partout dans le monde. Même si je réussissais à répondre aux exigences de mon modèle, ce n’était jamais assez. Même si je considérais ma vie comme étant réussie, je passais mon temps à me comparer aux autres  et j’en voulais toujours plus: un plus gros bureau, un plus gros titre, une plus grosse maison, plus d’argent, plus de voitures.

J’ai fini par comprendre que j’en voulais plus parce que rien de ce que j’avais ne me nourrissait vraiment. Ce modèle m’empêchait d’accomplir ma mission. Je n’aurais jamais cru à prime abord que ce modèle cachait derrière lui quelque chose de beaucoup plus profond : la peur.  Malgré ma réussite apparente, j’avais peur : de ne pas être assez, de ne pas être aimé, d’échouer, de n’être pas assez riche et même peur d’être pauvre.  Je croyais que le bonheur dépendait d’où on se trouvait dans la pyramide du succès. Dans cette vision que j’avais du monde, il y avait ceux en haut qui semblaient si heureux et ceux en bas qui avaient échoué. J’ai longtemps eu peur de me retrouver au bas de cette pyramide.

Cette peur était omniprésente et dirigeait ma vie. Coupé de mon cœur, j’étais sans guide. Même si j’avais réussi, je ne comprenais pas qui j’étais et ce que j’avais à offrir. Je doutais de ma valeur et de ma capacité à pouvoir contribuer à la société. Je cherchais donc à m’enrichir et à recevoir le plus possible pour augmenter ma valeur. Je n’avais pas encore compris à cette époque de ma vie que c’est en donnant que l’on reçoit vraiment.

J’ai maintenant accepté ma mission. Le jour où j’ai cessé d’avoir peur et que je me suis ouvert à mon cœur, j’ai pu connecter avec ce que j’ai de mieux à offrir : mon talent, ma force, ma passion, mon énergie, mon intelligence et mon amour pour la vie.

Je n’ai plus peur et la crainte de me retrouver au bas de la pyramide sociale s’est évanouie. Avec l’ouverture du nouveau studio de yoga dans Griffintown,  je me retrouve dans un quartier qui a longtemps été assez pauvre et difficile. De par les fenêtres de mon studio, j’entrevois la très belle et prestigieuse tour du 1250 rue René-Lévesque. Pendant environ dix ans, j’y ai occupé les deux derniers étages, avec la vue surplombant le quartier où je me trouve désormais. Du haut de mon bureau,  je pouvais voir les États-Unis. J’en profitais pour envier allègrement mes amis et collègues de New York qui jouissaient d’un statut social plus élevé et qui avaient l’air tellement plus heureux que moi. À l’époque, jamais je n’aurais pu m’imaginer être un jour propriétaire d’un studio dans le quartier de la Petite Bourgogne.

En ouvrant mon cœur et en me libérant de mon modèle, je réalise enfin que d’ici, en bas, la vie est loin d’être aussi souffrante que je ne me l’imaginais. Quand je lève les yeux au ciel pour regarder cette même tour et cette ancienne vie,  je réalise que je n’ai rien à envier à ceux qui sont désormais au « sommet ». Je suis comblé et nourri par la vie. Je comprends que cette pyramide est une invention de mon esprit et que nous sommes tous égaux.  Au cours des dernières années, j’ai développé des pensées positives qui me donnent un vrai pouvoir sur ma vie et qui me responsabilisent. J’ose désormais observer la peur que j’utilise pour comprendre le vrai sens de mes actions.

Tout ça ne survient pas du jour au lendemain. Je travaille au quotidien pour trouver l’équilibre entre la tête et le cœur. J’ai compris qui je suis vraiment, j’ai pris contact avec mon essence et avec ce que j’ai à offrir. J’ai appris à travers ce processus que l’intention de ma mission est de donner plutôt que de prendre. Je veux offrir ce que j’ai de mieux à offrir et je le fais ici au Studio de yoga Wanderlust, mais aussi  en coaching, en conférences et à travers mes livres.

La vie n’est plus synonyme d’une montagne russe avec d’immenses hauts et la crainte de descentes abruptes. À partir du moment où j’ai accepté de m’ouvrir et d’affronter ma peur, j’ai pu prendre ma vie en main pour accomplir ma mission. Peu importe la réalité extérieure, je considère désormais que ma vie est toujours parfaite, parce qu’elle me nourrit et ce même à travers les épreuves.

Namaste[:]

[:fr]Le courage de réussir c’est : Vivre[:]

[:fr]Réussissez-vous votre vie? En avez-vous le courage? Réussir sa vie pose problème pour plusieurs d’entre-nous, un problème souvent insoluble puisque, à la base, nous ne savons pas « qui », en nous, veut réussir – notre rôle ou le vrai moi – ni même ce que nous voulons réussir au juste.

Comme nous ignorons d’où proviennent nos rêves et qui est vraiment la personne qui rêve, nous rencontrons plusieurs embuches. Comment faire pour atteindre ce qui est inatteignable? C’est ce qui est fascinant. Nous évoluons, sans même le savoir, dans un jeu de société où les dés sont pipés. Et alors, un peu comme au casino, gagner est impossible!

 

Pour m’accomplir dans ma vie, celle que je bâtis, ici et maintenant, en pleine conscience, je me suis créé un acronyme, ALVAC, pour Accepter, Liberté, Vérité, Action, Confiance. Avec son aide, je trouve le courage de réussir ma vie.

 

Il était une fois…

Je me suis souvent retrouvé à rêver d’une vie autre que celle que j’avais, à l’imaginer et la vouloir comme celles que nous proposent les magazines et les films. Nous croyons souvent à tort que toutes les personnes qui ont réussi dans une dimension de leur vie, sociale ou autre, sont plus heureuses que nous le sommes. Le problème vient du fait que nos rêves sont souvent conditionnés par nos éducations sociales et familiales; ils ne sont pas réellement le reflet de notre essence propre.

 

Conditionné et coincé dans mon rôle, ce n’était pas vraiment moi qui rêvais, mais plutôt mon égo, ou mon esprit rationnel, lui qui compare et mesure tout sur son passage, lui qui n’est jamais satisfait. Nos rêves sont ainsi des créations de notre intellect et non des objectifs fixés en accord avec notre vraie mission de vie, notre dharma, qui a faim de se réaliser.

 

De la peur au courage

Nos rêves sont le produit de la dualité qui existe en nous. Et, au cœur de cette dualité entre qui nous sommes vraiment et qui nous pensons être, existe la peur. La peur de ne pas être aimé, de ne pas être assez, de ne pas être comme les autres ou de ne pas survire. C’est souvent ce qui rend ce jeu de société insoluble, ce qui nous empêche de réussir.

 

Pour moi, la réussite passe par le courage, courage qui réside dans le cœur, coeur qui est accessible par la pratique spirituelle. Maintes études scientifiques prouvent aujourd’hui que la pratique spirituelle favorise l’introspection tout en nous rapprochant de notre cœur. Le fait de cultiver des émotions telles que la gratitude, la compassion, l’empathie, et ce, même lorsque les conditions sont moins favorables, nous rééquilibre émotionnellement. Nous nous retrouvons ainsi en abondance émotionnelle, non en déficit.

 

Accepter la vie telle qu’elle est

C’est dans cette abondance du cœur que j’ai trouvé le courage d’Accepter que la vie soit différente de mon modèle, des rêves de mon égo. Il existe de grands courants, des tendances profondes dans la vie, la première étant que tout est éphémère. Chaque fois que nous n’acceptons pas ce sur quoi nous n’avons aucun contrôle, nous nous opposons au mouvement naturel de la vie et, en nous opposant ainsi, nous ne permettons pas à la vie de nous nourrir et nous tournons les expériences en souffrances.

 

À partir du moment où j’ai trouvé le courage d’accepter de ne plus travailler en finance, de ne plus être riche, financièrement parlant; quand j’ai accepté la mort de mon père, ma situation amoureuse, en fait tout ce que je ne contrôlais pas, j’ai arrêté de me battre avec la vie. Je suis ainsi entré dans son mouvement naturel et, étrangement, j’ai arrêté d’avoir peur.

 

Se libérer pour exister

En choisissant consciemment d’arrêter de vouloir contrôler la vie, j’ai comblé mon besoin de sécurité. C’est ainsi que j’ai eu le courage d’être qui je suis et que j’ai pu me Libérer de la petite définition de qui je pensais être. Comme la pratique spirituelle favorise l’introspection, j’ai compris que j’existais bien au-delà du regard ou des attentes des autres.

 

J’ai repris contact avec mon unicité, mon essence, mes vraies valeurs. C’est alors que j’ai compris, de façon intuitive, que mon besoin de reconnaissance ne pourra jamais être comblé si c’est celui que je pense être qui reçoit la reconnaissance et non celui que je suis réellement. Mon intention est maintenant de faire place à mon essence avec tout mon cœur, sans me soucier du jugement des autres. Je suis enfin libre d’être qui je suis.

 

Laisser la vérité traverser nos yeux

Après avoir accepté, puis m’être libéré, je suis sorti de l’illusion. Je suis revenu dans le ici et maintenant. Quand nous demeurons prisonniers de notre intellect, nous nous retrouvons loin de la vraie vie, loin de la vérité. Notre perception de la vie est souvent une illusion; nous choisissons de voir ou de ne pas voir certains aspects pour combler nos besoins. Ce faisant, nous ne vivons pas l’instant présent. Impossible alors que la vie puisse nous nourrir, car pour être nourris par la vie, et non vidés, on doit retirer les lunettes du désir et permettre à la Vérité de traverser nos yeux sans avoir peur et sans juger.

 

Contribuer au-delà de nous

Maintenant, rebranché à ce qui me rend unique, et connecté à la vie, je fais le pont entre ce que j’ai à offrir à partir de qui je suis vraiment, de ma mission de vie, et les besoins réels de la société. Tout ça me permet d’être lAction; il n’y a plus de différence entre mes gestes et moi-même, car je suis en synchronicité avec la vie; et je me réalise par ces gestes car ils émanent de mon essence et ils vont bien au-delà de moi.

 

Avoir confiance, sans douter, sans juger

En paix, en union avec moi-même et avec la vie, j’ai maintenant Confiance dans le fruit de mes actions. Je ne doute pas et ne juge pas. Bien entendu certains résultats sont plus plaisants que d’autres, mais ils sont en fait des leçons qui me font grandir en tant qu’humain.

 

Accepter, Liberté, Vérité, Action, Confiance, voilà ce que je pratique au quotidien dans toutes les sphères de la vie humaine, ça me donne le courage de réussir, qui est en fait le courage de vivre pour ne pas seulement survivre ma vie.[:]